TOKYO : entre patatras, badaboum et baume au coeur !

Il y a des jours où dans la vie d'un touriste individuel les évènements se déroulent bizarrement : ce vendredi 19 mai, dernier jour de mon séjour à Tokyo en est un. 

A cause de la validité de mon forfait "Japan Rail pass" de 21 jours, j'ai besoin d'une nuit de plus à Tokyo mais mon hôtel est complet, j'ai dû en réserver un autre. Je dois passer au bureau de poste du coin pour alléger mon sac de voyage en envoyant en France un carton de 'souvenirs'. 09:00, ouverture de la poste : tout est prêt mais PATATRAS on me demande de rédiger la procédure à partir de mon téléphone portable. Or la carte sim achetée il y a un mois ne fonctionne pas et pour me connecter sur le wifi du bureau de poste, il me faut un numéro de téléphone et un code... que je n'ai pas ! Impossible d'enregistrer mon paquet, je sors en maugréant, j'ai la journée pour trouver une solution.

Je pars en quête de mon nouvel hôtel, à pied, il est censé être proche ! Pas vraiment mais j'y arrive et là BADABOUM ! J'ai bien une réservation mais pour le 19... juin et non 19 mai ! La gentille réceptioniste me propose une chambre pour 13 000 yens/91 € ! C'est non, trop cher pour une courte nuit, sans petit déjeuner qui plus est... Les quatre hôtels visités alentour sont, ou complets, ou dans le même registre de prix.

Je décide d'aller à la gare centrale, m'installe dans un café avec une connection wifi et recherche un hébergement pour ce soir : sur Booking, la Tokyo station ne semble entourée que de structures de luxe, pas le moindre hôtel-capsule que je suis prête à tester... J'opte finalement pour une guesthouse à 5 stations de métro avec un lit dans un dortoir de femmes (5 776 yens / 39€). 

Pour régler mon problème de Sim-card, l'employée d'un centre d'information de tourisme me conseille d'aller au TIC (?!), à quelques encablures de là, cet organisme devrait pouvoir m'aider à installer la dite carte. Je sors de la gare, il pleut ! Je tiens dans une main mon sac de voyage (à roulettes), dans une autre le carton de 3kg prêt à être envoyé en France, dans une troisième le parapluie, dans une quatrième le plan qui m'a été remis et sur le torse mon 'petit' sac à dos ! Je ne suis pas de la meilleure humeur qui soit !

Après quelques aller/retour, montée/descente dans divers immeubles, je finis par trouver le fameux TIC, Travel Information Center ! Quatre jeunes femmes - adorables - à la réception vont me prendre en charge, le moral remonte ! Elles me vendent la même Sim-card (4000 yens / 28€) que celle achetée un mois plus tôt et me proposent d'en tester un exemplaire, ce que nous fîmes et ça fonctionne... Plus compliqué quand il s'agit d'installer la version achetée, heureusement l'une d'elles parle très bien français et, compétente en téléphonie, finit par réussir ; une heure plus tard, je dispose d'un téléphone qui sera connecté jusqu'à mon départ du Japon ! Premier baume au coeur de la journée.

A 50 mètres du TIC, un bureau de poste ! Avec ma connection internet toute neuve, je vais pouvoir faire les démarches requises. Inutile de sortir mon téléphone, le jeune préposé me tend une tablette connectée, je peux rentrer mes données sans difficulté majeure. Une demi-heure plus tard, je suis allégée de 2985g et délestée de 3700 yens/26€ ! Mon paquet envoyé en 'surface' (par mer !) arrivera au plus tard dans 3 mois. Deuxième baume au coeur de la journée et il ne pleut plus !

Déjeuner dans l'allée 'ramen' (nouilles japonaises) du sous-sol de la gare, repérage des départs Shinkansen (TGV japonais) pour demain... Je n'ai plus le courage d'aller m'enfermer dans le Musée National, ce que j'avais prévu initialement ; je décide de regagner ma guesthouse et de tranquillement travailler sur mon blog et mes photos.

Pluie averse quand je sors du métro et difficultés pour trouver la dite auberge pourtant dans le quartier des sumos visité il y a quelques jours : les hôtels se voient de loin, les guesthouses sont plus discrètes... 

Super, c'est une vraie guesthouse japonaise, peu d'occidentaux à l'horizon. Le jeune réceptionniste qui m'accueille est charmant et m'aide à remplir le dossier sur la tablette (!) mise à disposition pour ce faire. Sur ma demande, il me donne le lit (superposé) 'du bas' et je peux déposer mon sac dans le dortoir. Beaucoup de bois, des tatamis au sol, des draps impeccables, toilette et douche dans la chambrée : bonne impression globale. Je suis installée depuis un quart d'heure dans la salle commune avec mon ordinateur quand mon interlocuteur débarque : la personne avec qui il a échangé mon lit est là pour 4 nuits et a expressément demandé un lit 'en bas'... Est-ce que ça me dérangerait de déménager dans une chambre individuelle... sans supplément ? Euh, non, ça ne me dérange pas !!! C'est ainsi que j'ai passé une nuit superbe dans une chambre-dortoir pour 6 personnes, au 8ème étage : j'ai laissé le rideau ouvert toute la nuit pour voir les lumières de la ville... Ultime baume au coeur de la journée !













Commentaires


  1. Tu es devenue une mutante, 4 mains mais tu vas devenir une bête de foire.
    Bonne fin de séjour et à bientôt. Bisous

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  2. Quelle journée !!! Tu as bien mérité ta chambre individuelle... Bonne continuation, bises

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