KUMANO SANZAN & KODO

Tout comme pour le trajet de la veille Nara/Ise, j'appréhendais cet Ise/Nachi, je craignais que les horaires de train m'empêchent de faire ce que je souhaitais ; aucun problème, tout s'enchaîne parfaitement, j'ai même le temps de faire un stop à Shingu pour laisser mon sac à la consigne.

En début d'après-midi, un train local m'emmène à NACHI première étape de ma triplette de temples à visiter. Mais je ne percute pas qu'il faut que je m'installe dans la voiture de tête pour descendre, les portes de la seconde voiture sont bloquées pour permettre au chauffeur du train de contrôler les billets. Et voilà, impossible de sortir, je suis contrainte de poursuivre jusqu'à la station suivante (un hameau !) et obligée de revenir sur mes pas... à pied ! Plusieurs kilomètres sous le soleil, je suis épuisée ! Heureusement, après une bonne demi-heure de marche, un arrêt de bus et mon sauveur arrive 20 minutes plus tard. 

Je dois être un peu masochiste, car au lieu de poursuivre en bus, je descend à l'arrêt "Daimon-zaka" si bien vendu par le Guide Vert : "essayez de monter à pied par le Daimon-zaka***, antique sentier aux pavés moussus qui serpente sous la voûte d'une grandiose forêt de cèdres". (cf. premières photos de mon album). J'arrive épuisée au sommet et je dois redescendre pour aller voir "la" cascade ! Egalement bien vendue par le Michelin "Au détour du chemin, expresion parfaite du culte des forces naturelles qui caratérise la religion shinto, la majestueuse cascade Nachi no Taki se dévoilera à vous". Juste une cascade et des oratoires où les gens prient et achètent des ex-votos. Déception, je ne vois pas la superbe petite pagode qui apparait sur toutes les photos ! Je remonte et monte encore des tas d'escaliers pour voir le KUMANO NACHI TAISHA et oh surprise ma jolie pagode est là !


La visite de ce premier temple réalisée je reviens sur SHINGU en train, dans la première voiture (😉) et découvre mon auberge, une jolie maison typique japonaise avec portes coulissantes et tatamis. Nous sommes trois femmes à y passer la nuit, une allemande et une japonaise avec moi. Ma grande chambre est spartiate : un table, un coussin et un futon avec couette, le tout sur tatamis. Les sanitaires et une cuisine sont collectifs et au rez-de-chaussée.

Le lendemain, c'est d'abord en quête d'un petit déjeuner que je pars de bonne heure puis à la découverte du deuxième temple de ma trilogie : le KUMANO HAYATAMA TAISHA un peu trop vermillon à mon goût. 

Coché dans ma liste comme réalisé, je peux prendre en milieu de matinée un bus pour HONGU et découvrir le plus important des trois, le KUMANO HONGU TAISHA. Sac déposé en consigne, j'ai trois ou quatre heures pour me balader dans ce haut lieu spirituel au coeur des montagnes. En milieu d'après-midi, mon boulot de touriste terminé, je vais pouvoir regagner mon hébergement à Kawayu Onsen.


J'ai une appréhension quant à la qualité de cet hébergement, des commentaires sur Booking étaient vraiment négatifs mais réservé tardivement, je n'avais plus de choix. En fait ce petit hôtel sans prétention est très bien, la chambre propre, ne sent pas la cigarette et donne sur la jolie rivière à l'arrière. Il semble avoir la même direction que l'hôtel plus luxueux tout proche et il est d'un excellent rapport qualité/prix. 

Dans le hall, je croise Elke, l'Allemande qui partageait le même hébergement que moi la veille, à Shingu. C'est une adepte des onsen (souces chaudes), elle vient d'y passer l'après-midi et veut y retourner pour aller à l'extérieur. Je l'accompagne ! Dans notre chambre un yukata (kimono de coton) est à notre disposition, nous l'enfilons et partons dans l'hôtel voisin qui met ses onsen (gratuitement) à notre disposition. Dans les bassins d'eau chaude intérieurs hommes et femmes sont séparés mais les deux petits sources chaudes extérieures, dans la rivière, sont mixtes ; l'hôtel met à notre disposition un autre yukata avec lequel nous allons pouvoir nous baigner... Eau chaude - presque trop - en plein air... Génial... Nous papotons !
Elke a 35 ans, habite un petit village près de la frontière autrichienne, travaille dans le social avec des personnes fragiles et vient aussi de publier un premier roman qui se passe au Japon, un pays qu'elle connaît bien et dont elle parle un peu la langue. Elle veut tester la spécialité de sushis d'un des rares restaurants du coin, ils vont s'avérer décevants par contre un couple de jeunes français dans le restau, échange rapide au moment du départ, ils sont de Caen ! C'est la deuxième fois que je rencontre des caennais au Japon. 






Demain, à 08:15, je prends un bus pour KOYASAN !











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