KOYASAN

Je n'arrive pas à profiter pleinement du superbe buffet proposé pour le petit déjeuner par l'hôtel Midoriya, la maison mère de mon hébergement : je stresse à l'idée de rater mon bus, le seul susceptible de m'emmener vers Koyasan où ma nuit dans un temple est réservée depuis quatre mois.

Il doit passer à 08:15 : je suis sur place à 07:45 ! Un jeune japonais m'y rejoint, quelques mots échangés, il va aussi à Koyasan. Super ! Mais quand il revient de sa courte balade, il m'annonce : "Mauvaise nouvelle ! Un accident sur la route (circulation ? terrain ?), le bus est annulé !". MITSUO échange avec la compagnie qui va évidemment nous rembourser et tapote sur son téléphone : il a trouvé une alternative, nous allons prendre un bus qui va passer dans 1/2 heure pour aller jusque GOBO où nous aurons un train. Nous pourrions être à Koyasan dans l'après-midi, initialement notre voyage devait durer 4 heures. Je ne cherche pas à comprendre, je le suis les yeux fermés : n'ayant pas de connection internet - la carte sim achetée il y a 3 semaines ne fonctionne pas - seule, j'aurais dû annuler mon séjour.

Nous ne sommes que quatre dans le bus. Nous traversons des paysages superbes en longeant une rivière émeraude qui serpente au pied des montagnes.






A GOBO, nous avons 3 minutes pour descendre du bus et monter dans le train qui est sur le quai ! Une heure de voyage, un autre train, puis le funiculaire et enfin le bus de ville qui nous dépose près de mon shukubo. Il est 16:00. 
MITSUO est un jeune professeur des écoles de 35 ans qui profite de la "golden week" (4 jours fériés fin avril-début mai) pour venir prier à Koyasan. Tout est complet, il n'a pas d'hébergement pour les deux nuits à venir. Je lui propose de faire rajouter un futon dans ma chambre individuelle et de régler le supplément pour une chambre double. Nous sommes tous les deux d'accord sur le principe mais le moine hôtelier va prétexter que la pièce est trop petite et refuser la solution envisagée ; ce qui s'avère inexact, la chambre pouvait supporter un matelas de plus ; charité chrétienne ou bouddhique, même topo !
Nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain, Mitsuo part en quête d'un hébergement, je commence la découverte de Koyasan avant de réintégrer mon temple-hôtel.


Le lendemain, MITSUO me retrouve à 09:00 ; il me dit avoir trouvé un hébergement dans une guesthouse, j'espère qu'il n'a pas voulu simplement me rassurer.
Nous passons deux heures dans le cimetière OKUNO-IN : bouddhiste pratiquant, mon ami semble très ému d'être dans ce lieu à haute intensité spirituelle. 
Nous nous quittons en fin de matinée, il va participer à une réunion de méditation. Je vais continuer à me balader, visiter le musée, récupérer mon sac laissé au temple et repartir pour Osaka... Ce trajet de retour sera moins compliqué : heureusement, au vu de l'état de fatigue dans lequel tombent les touristes et/ou pélerins.




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