ISE-SHIMA & Meteo-Iwa

L'enchaînement des trains se passe beaucoup plus facilement que je ne l'anticipais : je quitte NARA à 07:31 et arrive à ISE à 09:34 après 3 changements ! Ces petits trains de campagne traversent des pyasages superbes, l'itinéraire est peu emprunté par les touristes, je bénéficie de beaucoup de bienveillance de la part des personnes rencontrées ; surprenant de noter que le chauffeur du train est seul à bord et qu'il fait aussi office de contrôleur à la descente.

Arrivée à ISE, premier réflexe : le bureau d'information touristique pour connaitre l'accès à mon hébergement. Accueil adorable, on me remet plan et horaires de bus et je suis la recommandation en achetant un forfait de transport pour la journée.

Je dois me débarrasser de mon sac de voyage, le plus pertinent est de le déposer à la guesthouse. 20 minutes de marche pour arriver devant la dite guesthouse "Heart hostel and diner"... 


Euh, comment dire... Je suis un peu inquiète, même pour une nuit ! Porte ouverte (non fermée à clé), personne, des motos dans l'entrée, je m'enfonce dans une petite salle de restaurant plutôt sombre, passe aux toilettes, personne... 10 minutes plus tard, toujours personne, n'osant laisser mon sac, je fais demi-tour, je sais être passée devant une consigne à bagages. Et zut la consigne ferme à 17:30 et je ne peux bénéficier de la livraison de mon bagage, ils ne peuvent joindre le responsable de mon hébergement : mon temps de visite va être réduit ! 
Pour justifier l'achat de mon pass-journée, je prends le bus qui m'emmène directement au bord de la mer : 40mn pour voir deux rochers reliés entre eux par une corde ! Il faut vraiment avoir la foi... 

Evidemment un énorme centre touristique (restaurants et magasins de souvenir) est à côté mais pas grand chose à faire, je reprends un bus en sens inverse et m'arrête au premier temple d'Ise : il pleut mais il y foule quand même ! Je visite cet espace que je trouve superbe dans sa sobriété, bois naturel, petits galets blancs et gris pour délimiter des espaces et cette forêt sombre autour. En fait, pour un visiteur non pratiquant, la visite se réduit à une jolie balade, on ne pénètre dans aucun temple. Je reprends un bus pour aller voir le second... qui ressemble au premier mais situé à quelques centaines de mètres de la gare. 



A 16:30, j'ai rentabilisé mon forfait-bus et vu l es troisétoiles du "guide vert", je peux récupérer mon bagage et aller découvrir mon hébergement.
Je suis accueillie par un monsieur d'une soixantaine d'années qui est muet mais comprend l'anglais et répond par messages écrits. En fond musical, des tubes anglo-saxons des années 70 et, éclairée, la petite salle de restaurant est chaleureuse, très seventies. 
Mon lit est à l'étage, dans un dortoir pour femmes avec une grande pièce attenante distribuant toilettes,  douches et comptoir (où je vais travailler sur mon ordinateur), le tout impeccable. 
Nous serons trois à partager la chambre et je vais passer deux heures à discuter avec une jeune femme turque, contrôleuse aérien en vacances, d'une liberté d'esprit stupéfiante ; l'autre jeune femme est taïwanaise et va se joindre ponctuellement à notre conversation. 
Le lendemain superbe surprise, un petit déjeuner complet et joliment présenté, notre hôte est tout en gentillesse discrète. Une excellente adresse pour des routards en vadrouille !
La jeune femme turque dormait quand je suis partie, elle a mes coordonnées, ça me ferait plaisir de la revoir.
Je prends un train pour le KUMANO SANZAN, trois célèbres temples, objectifs de pélerins qui sillonnent les chemins de la région comme ceux de Saint-Jacques-de-Compostelle. 




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Logistique de mon voyage

KANAZAWA ça bouge, ça tremble !

De MIYAJIMA à MATSUYAMA (Ile de Shikoku)