GYEONGJU, ville d'histoire et de culture
Gyeongju, la Ville dorée (Kumsong) de la dynastie SYLLA, fut du VIIème au Xème siècle le centre du premier État coréen centralisé. Cette dynastie a commencé en 57 av J.-C. pour se terminer en 935 soit une évolution de presque 1000 ans ; elle a eu 56 rois et reines et laisse des reliques et trésors innombrables, elle fut l'une des périodes d'or de la culture coréenne. Au début du 9ème siècle, les révoltes de la population dues aux taxes et corvées et les troubles causés par les aristocrates amènent la ruine du royaume après plus de 10 siècles d'existence.
Aujourd’hui, ce musée à ciel ouvert se trouve être la capitale du tourisme culturel en Corée, il regroupe un grand nombre de sites classés par l'Unesco.
Après ma visite médicale matinale, je me fais conduire en taxi au superbe musée de Gyeongju.Je poursuivrai ma balade à pied pour tranquillement rentrer en fin de journée trier les centaines de photos prises.
Pont couvert de WOLJEONGGYO : reconstruction contemporaine. A l'origine il fut élevé en 760 sous le règne du roi Gyeongdeok. Selon les recherches les plus sérieuses, il mesurait alors près de 61 m de long, ce serait le plus vieux et le plus grand pont de sa péninsule. Sa taille est assez révélatrice des échanges routiers qu'impulsait alors la capitale de Sylla.
Village hanok de GYOCHON où fut fondée dès le début du règne du roi Sinmun (681-692) l'académie confucienne de Gukhak. Cette institution étatique jeta en Corée les bases d'un code moral sociétal avec ses trois étais fondamentaux : le roi est le pilier de l'Etat, le père est le pilier de la famille et le mari le pilier de la femme.
Ce village entièrement reconstruit prend l'histoire comme levier d'attraction touristique : les hanok sont pimpantes, les venelles proprettes avec des herbes folles bien tutorées autour des innombrables boutiques artisanales et culturelles (nombres d'ateliers sont organisés).
La plus célèbre maison est celle de la dynastie Choe (12 générations) connue pour sa richesse équivalant, disait-on, à 10 000 seok de riz (un seok étant une unité de mesure équivalente à 18 litres) et correspondant à la quantité annuelle consommée par un coréen. Une fortune abyssale pour l'époque !
Traversée du petit bois de saules et de pins, GYERIM "la forêt du coq" où s'élèvent quelques tumuli parmi eux la tombe du roi Naemul. Certains de ces arbres seraient multi-centenaires.
L'observatoire astronomique de CHEOMSEONGDAE : construit au VIIème siècle (vers 640) durant le règne de la reine Seodeok (606-647) et reconnu comme le plus ancien d'Asie de l'Est. Haut de près de 10 mètres, il impressionne moins par ses dimensions que par sa silhouette en forme de bouteille d'une belle harmonie en osmose avec l'objet de ses observations. Ainsi les 361 pierres et demie utilisées pour sa construction correspondent au nombre de jours du calendrier lunaire. La base et la plateforme du sommet, toutes deux carrées indiquent des points cardinaux opposés. Entre les deux, les 27 rangées circulaires de pierres (granite) rappellent que la reine Seodek fut le 27ème souverain - mais aussi et surtout la première reine - du royaume Silla. On pénétrait autrefois à mi-hauteur de la tour par une ouverture côté sud qui, selon son exposition à la lumière permettait de calculer le rythme des saisons.
DAEREUNG-WON : ce parc regroupe quelques-unes des 200 tombes de Gyeongju, de beaux tumuli datant de la période précédant l'unification de la péninsule par Silla. Cet ensemble compact compose un tableau unique au monde. La vue aérienne de ces bulles vertes flottant entre ville et campagne orne les plus belles cartes postales du pays. La balade est agréable, entre les courbes lisses des tumuli aux pentes couvertes d'une douce toison verte qu'on a envie de caresser. Au creux de ces reliefs lisses de suberbes arbres d'essences bariées se volent tour à tour la vedette selon la saison.
L'excavation de ces tombeaux abritant les sépultures de rois et d'officiels de la cour ne date que de quelques décennies, ce qui entraina le déplacement de nombreux bâtiments. Des dizaines de milliers d'objets aujourd'hui en partie exposés au musée national de la ville furent mis au jour par des équipes japonaises et coréennes.
La tombe de Hwangnamdaechong où furent découverts plus de 50 000 objets prouvant notamment des échanges importants entre la péninsule et l'Asie centrale. Cette tombe double témoigne de la présence de deux défunts unis : père et fil ou mari et femme.
Plus loin, se trouve Michu-Wangneung, 13ème roi sylla qui reigna de 260 à 284 il est connu pour avoir combattu à plusieurs reprises la dynastie rivale de Baekje
La tombe de Cheonmachong, "cheval celeste" roi inconnu des 5/6ème siècle permet de comprendre que ces vertes collines sont de savants empilages de pierres superbement impriquées tel un tetris géant très réussi. De la terre et de la boue homogénéisaient la silhouette du tumuli dont la surface était ensuite plantée de gazon. Au centre le corps du défunt et ses biens les plus précieux reposaient dans un espace délimité par de solides rondins de bois. Les originaux de la sépulture et les objets excavés sont au Musée notammemnt la fameuse couronne d'or de Cheonmachong. Le nom du tombeau proviendrait de la peinture d'un cheval blanc volant qui décorait une parure équestre en écorce de bouleau destiné à protéger un tapis de selle des éclaboussures.
Aucune barrière ne délimite ce petit parc regroupant ces tertres funéraires de belles dimensions mises au jour il y a quelques dizaines d'années. Les habitants circulent entre ces beaux tumuli des 4ème 6ème siècles en allant au bureau ou en rentrant du collège. Les pelouses soignées par les très effeicace employés municipaux inviente au repos, au pique-nique.
Côté Noseo-ri quelques arbres noueux, trapus qu'on devine magnifiquement enracinés mettent parfaitement en valeur les flancs de la plus haute tombe Bonghwandae ("colline du Phénix") d'une hauteur de 22m et d'une circonférence de 250m, elle est la deuxième plus grande tombe connue de la période Silla.
Dans les tombes voisines de Singnichong et Geumnyeongchong, sans doute celles de princes, de nombreux bijoux ont été découverrts. Leur structure intéreiure identique à celle de Bonghwandae laisse imaginer un lien fort entre ceux qui reposent sous ces différents tumuli.














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