GWANGJU : la démocratie en marche
Ville de transit pour moi entre Gochang et ses dolmens et Sucheon d'où je vais prendre l'avion pour l'île de Jeju : GWANGJU méritait nettement plus que mes 24 heures de passage !
Cette ville est l'un des symboles démocratiques les plus prégnants de la Corée d'aujourd'hui. Beaucoup de sculptures rappellent la tragédie du 18 mai 1980, terrible journée au cours de laquelle la répression militaire s'abattit sur la population civile. Ce caractère frondeur, la ville l'a toujours entretenu, à la mesure des discriminations que les autorités centralisatrices de Séoul lui faisaient subir. Des périodes sombres que ses habitants ne veulent pas oublier, bien au contraire, se servant des cicatrices du passé pour ouvrir de nouveaux chemins : la biennale des arts contemporains est l'une des premières d'Asie, ferment insatiable d'une liberté d'expression qui se redéploie année après année. Et l'immense Asia Culture Center fait de Gwangju le nouveau carrefour d'échange et de compréhension des cultures asiatiques. Pierre après pierre, Gwangju se reconstruit avec pour ligne de mire un horizon toujours plus ouvert sur la démocratie.
Guide vert Michelin
"Femmes de réconfort" est l'euphémisme employé au Japon à propos des victimes, souvent mineures, du système d'esclavage sexuel de masse organisé à travers l'Asie par et pour l'armée et la marine impériales japonaises, en particulier durant la seconde guerre mondiale. L'emploi de ce terme est fortement contesté par les organisations qui exigent du gouvernement japonais des excuses formelles et des réparations et préfèrent le terme non édulcoré d'"esclaves sexuelles". La manifestation du mercredi est une protestation publique ayant lieu en Corée du sud chaque mercredi à midi devant l'ambassade du Japon à Séoul depuis 1992 et qui a pour but d'obtenir justice du gouvernement japonais pour ces faits.
Wikipedia
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ARCHIVES du 18 MAI documentant le soulèvement démocratique contre le régime militaire à GWANGJU appartenant au Patrimoine de l'Humanité, rubrique "mémoire du monde", inscrit à l'UNESCO en 2011
Le 26 octobre 1979, l’autocrate sud-coréen Park Chun-hee fut assassiné par le chef des services de renseignements, Kim Jae-Gyu. Après la mort inattendue de l’homme qui avait régné en maître sur le pays pendant 18 ans, un coup d’État mené par le général Chun Doo-Hwan chercha à empêcher toute tentative de démocratisation.
La loi martiale fut instaurée, les partis politiques furent interdits et les opposants au régime, emprisonnés.
Pour exprimer leur mécontentement, le 18 mai 1980, de nombreux citoyens de Gwangju, en grande majorité étudiants, descendirent dans la rue. Ce soulèvement populaire fut durement réprimé par le gouvernement qui mobilisa près de 20 000 soldats et déclencha une répression disproportionnée pour rétablir l’ordre. Les émeutes qui durèrent 10 jours, coûtèrent la vie à plus d’une centaine de manifestants et plusieurs milliers de personnes furent blessées ou arrêtées. Les documents relatifs à cet épisode, symbole de la lutte pour la démocratie qui se poursuivit jusqu’en 1988, sont conservés à la mairie de Gwangju, dans les archives de la May 18 Memorial Foundation et à l’université nationale de Chonnam.
Le soulèvement contre la dictature du général Chun Doo-hwan en 1980 joua non seulement un rôle crucial dans le processus de démocratisation de la Corée du Sud, mais il eut également une incidence sur d’autres pays asiatiques affectés par la guerre froide. A partir des années 1980, des mouvements populaires similaires se firent jour aux Philippines, en Thaïlande, en Chine et au Vietnam.




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