GOCHANG, des dolmens entre Jeongju et Gwangju

Entre Jeongju et Gwangju, j'ai décidé de faire un crochet par GOCHENG pour aller voir des dolmens ! Dans la préparation de mon voyage, j'avais été très surprise d'apprendre que la Corée détenait le plus de dolmens au monde : 36 000 sur les 80 000 dénombrés dans le monde - les bretons ne se les étaient pas tous accaparés !

Les sites coréens de Gochang, Hawasun et Ganghawa sont inscrits au patrimoine de l'Unesco depuis 2000


Aller/retour en taxi pour visiter le Musée des dolmens, peu accessible par les bus locaux ; pas de consigne à la station de Gochang, j'ai dû emporter mon sac de voyage qui a gentiment été gardé par la dame de l'accueil et Félicie ne s'est pas fait remarquer.

Un musée très agréable, pédagogique dans un environnement immédiat tout aussi intéressant et à 1.5km un parc parsemé de 'vrais' dolmens. A elle seule, la région de Gochang dénombre plus de 2000 dolmens dont 447 s'égrennent sur les 2.5 km2 enveloppant le musée. Ils datent du VIIème au IIIème siècle avant J.-C.

A Gochang, il y a quatre types de dolmens 

  • ceux en forme de table (une pierre plate et large posée sur deux grandes pierres dressées verticalement) ; 
  • ceux en forme de cercueil : les pierres reproduisent la structure d'un sarcophage (la pierre principale couvre une série de pierres verticales) ; 
  • ceux évoquant une planche de baduk, le jeu de go coréen (la pierre enveloppe quatre ou huit pierres dressées verticalement et presque inhumée :
  • et enfin ceux qui ressemblent à une pierre tombale (la dalle est posée sur le sol). Le défunt était enterré, alors qu'il était peut être seulement déposé sur le sol (et recouvert de terre ?) 
Quelle était leur destination : monuments funéraires, pierres de fertilité, dispositifs astronomiques et prémices d'une cosmologie indigène (qui n'était donc pas chinoise), etc. Ces questions sont d'importance. Pendant la colonisation japonaise, les recherches archéologiques avaient été arrêtées. Un colonisé ne pouvait avoir de racines ; encore moins si elles se révélaient plus anciennes que celles du colonisateur...
Guide vert Michelin

La néophyte que je suis n'aurait vu qu'un amas de pierres si l'on ne m'avait expliqué que celles posées sur le sol étaient des tombes. Il faut s'intéresser aux vieilles pierres pour justifier ce détour, je ne pense pas que je le recommanderai à tout le monde.😉

Cette balade hors des sentiers battus a été plutôt agréable, mes différents interlocuteurs prévenants, j'en garde un bon souvenir.







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