COLOMBIE – LETICIA
Samedi 9 – mercredi 13 juin 2018





A Leticia, la vie se déroule sereinement le long du fleuve ; dans le marché où on peut voir le plus gros poisson d’eau douce (du monde), le pirarucu, se faire découper pour être vendu en pièces détachées…




















Intéressant le musée ethnographique de LETICIA d’autant qu’il est petit et gratuit et qu’il complète bien la journée au Mundo Amazonico en évoquant les us et coutumes des Tikunas. Notable l’usage qui est fait de cette fibre végétale qui a toute l’apparence du tissu pour les costumes de cérémonie portés par les hommes.




INFOS PLUS
On n’accède à Leticia que par avion : le grand axe routier le plus proche est à 800 km ! Cette petite ville de 40 000 habitants est à la croisée de trois pays : la Colombie, le Brésil et le Pérou. Son nom lui aurait été donné en 1867 par son fondateur, l’explorateur Francisco Orellana, en souvenir de sa femme une jeune et belle indigène dont il pleurait la perte. Le jour de sa mort, il fit tailler la forêt de façon à ce qu’elle prenne la forme de chacune des lettres du prénom de son épouse perdue….
LETICIA vit du bois, de la pêche et du tourisme. Longtemps cette ville portuaire a été une base pour le trafic des stupéfiants, loin du contrôle de Bogota ; aujourd’hui c’est une ville très sûre.
Les communautés indigènes principales qui l’entourent sont les Yaguas, les Ticunas (ou Tikunas) et les Cocamas.
Tous les soirs, à la tombée de la nuit, les touristes se rassemblent face à l’église, dans le PARQUE SANTANDER pour observer les milliers de petits perroquets verts qui viennent se poser dans les arbres en poussant des cris stridents… Un spectacle qu’à dû connaître Francisco ORELLANA mais que sa statue apprécie peut être moins aujourd’hui…
A Leticia, la vie se déroule sereinement le long du fleuve ; dans le marché où on peut voir le plus gros poisson d’eau douce (du monde), le pirarucu, se faire découper pour être vendu en pièces détachées…
Les propositions d’excursion ne font pas flores et l’agence de voyage SELAVAVENTURA - recommandée par le LP et le Petit Futé - n’a rien à me proposer, voire suggérer, sur deux jours hormis un aller retour sur Puerto Narino à 2 heures de bateau. Le PARQUE NACIONAL AMACAYACU, à 55km en amont est fermé. Leticia tourne au ralenti, ce n’est pas la saison touristique. De plus le dimanche les magasins sont fermés et ce lundi 12 juin est férié;
Me reste le MUNDO AMAZONICO ! Je prends un bus pour aller le visiter à quelques kilomètres de là . Ce parc conçu pour préserver les espèces menacées de la flore amazoniennes est une réserve de 29 ha qui sert aussi de centre d’éducation à l’environnement. Un grand jardin botanique renferme quelques 700 espèces végétales qui se découvrent à partir de 4 circuits thématiques de 30 à 45 minutes : le jardin botanique, les processus durables, les scénarios culturels et l’aquarium. Je vais les faire tous les quatre, une partie avec une famille bolivo-canadienne francophone. Déjeuner sur place d’un poisson cuit dans une feuille. Des ‘scénarios culturels’ j’apprendrai que tirer à l’arc n’est pas facile, que la sarbacane semble plus aisée ; dans l’aquarium, outre des photos du fameux pirarucu je découvrirai une curieuse tortue préhistorique. Des ‘scénarios culturels’ je retiendrai le “pelazon” ce rite qui consiste à isoler la jeune fille qui vient d’avoir ses règles pendant deux ans sous le toit de sa maison. Seules les femmes viennent la nourrir et l’instruire ; cette réclusion symbolise la formation d’une chrysalide qui attend le bon moment pour devenir un être nouveau. Une fête qui dure plusieurs jours marque la fin de cette période d’isolation : la jeune fille est peinte avec du huito et recouverte de plumes de héron et de différents ornements. Les hommes déguisés en animaux apportent les repas ; à la fin la jeune fille danse avec les femmes et pendant qu’on lui rappelle ses futures responsabilités, on lui arrache les cheveux un à un jusqu’à ce qu'elle soit complètement chauve ! Notre guide nous a précisé qu’elle avait été au préalable un peu droguée à la coca et au tabac…
Intéressant le musée ethnographique de LETICIA d’autant qu’il est petit et gratuit et qu’il complète bien la journée au Mundo Amazonico en évoquant les us et coutumes des Tikunas. Notable l’usage qui est fait de cette fibre végétale qui a toute l’apparence du tissu pour les costumes de cérémonie portés par les hommes.
INFOS PLUS
- Il n’y a pas (plus) de taxe de 20 000$ à l’aéroport de Leticia pour les touristes. Le tampon de sortie du territoire Colombien s’obtient sur les quais, plus besoin de revenir à l’aéroport.
- Tuk tuk aéroport/hôtel : 8 000 $
- Accès au clocher de l’église de Leticia : 3 000 $
- LA CASA DEL KURITIPA : chambre individuelle (en fait le dortoir de 5 lits) avec salle de bain et petit déjeuner ; 50 000 $
- BUS centre ville/kilomètre 7, Mundo Amazonica : 1 700 $
- MUNDO AMAZONICO : 4 thématiques proposées : 10 000 $ chacune avec un guide local parlant espagnol ; déjeuner : 20 000 $
- Museo Etnografico Amazonico : entrée gratuite
- Tuk tuk hotel/Port de Tabatinga : 8 000 $
- Achat d’un HAMAC : 50 000 $ bonne qualité colombienne ; on en trouve de moins chers, des brésiliens, pour 20 000 $ (m'a-t-on dit !)
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