PUTRE (Chili)
C’est à 07:00 que je dois prendre le bus de “La Paloma” pour PUTRE ! Un taxi me récupère à l’hôtel et me dépose quelques minutes plus tard au terminal ; j’ai du temps mais pas d’autre choix que le petit déjeuner bolivien : un “barros locos”, un gros sandwich viande-fromage et un nescafé ! Je devrais être tranquille côté estomac pour un moment…
Ma voisine de bus est recroquevillée sur elle-même et somnole ; je n’ai pas vu son visage, nous n’avons échangé aucune parole. Quand, au milieu du parcours, la porte des toilettes s’ouvre et dégage une odeur pestilentielle je crois bien entendre un “putain !” qui sera confirmé à l’arrivée, LEA est bien française ! Nous allons prendre un café et nous mettons d’accord pour s’organiser une excursion demain dans le Parc National Lauca. J’ai programmé ce séjour de deux nuits à PUTRE pour m’acclimater à l’altitude : ARICA était au niveau de la mer, PUTRE est à 3530 mètres et je poursuis sur la BOLIVIE où les altitudes vont grimper. Je me suis offert pour mon anniversaire le meilleur hôtel du village ! Le Terrasse Lodge & Café est tenu par un couple d’Italiens installé ici depuis 9 ans ; il est adorable, parle Français, elle est un peu plus raide mais on finit par s’y faire. LEA n’ayant pas réservé d’hébergement, je lui propose de partager ma chambre en ne réglant que la différence entre une chambre individuelle et une chambre twin ce qui devrait être en adéquation avec son budget de jeune ‘routarde’.
La proposition d'excursion soumise par notre auberge nous semble élevée, nous partons en quête d’une autre solution… que nous trouvons, Léa sait négocier ! Dans “la” banque du village, nous pouvons changer des euros et retirer des espèces au distributeur. Quelques courses pour le déjeuner du lendemain, Léa part faire une balade, je me plante devant mon ordinateur à l’hôtel, la connexion wifi est bonne.
PUTRE est un village d’un peu plus de 2000 habitants – dont beaucoup d’immigrants boliviens et péruviens et un fort contingent de militaires (frontière oblige), dont on a vite fait le tour. Contrairement à San Pedro de Atacama dont il est dit qu’il est appelé à avoir le même succès touristique, le village ne maintient pas les traditionnelles maisons en adobe et préfère construire en béton. Le propriétaire de notre auberge ne croit pas à ce devenir, il trouve les gens d’ici, les Aymaras notamment, bien trop passifs et contrairement à San Pedro qui dispose d’un aéroport (Calama) au croisement de trois pays, Putre n’a pas cette infrastructure ; du reste, ils sont fatigués et mettent leur affaire en vente pour s’installer dans le sud du Chili.
L’alcool et l’altitude ne font pas bon ménage ! Il m’a suffit d’un demi-verre de bière pour ressentir quelques mots de tête… Tant pis, je ne fêterai pas mon anniversaire au champagne demain ! Ca tombe bien, pas sûre d’en trouver !
INFOS PLUS
- Arica/Putre : tous les jours, cie ‘La Paloma’ ; départ 07:00 ; retour Putre/Arica 14:00 ; 4500$/7€
- Terrace Lodge & Café : chambre individuelle : 43000$/60US ; chambre twin ou double 10$ en plus.
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