BOLIVIE - MISSIONS JESUITES (2/2) San José – Santa Ana – San Raphael – San Jose
Dimanche des rameaux
Dimanche des rameaux oblige, à tous les coins de rue des femmes proposent de jolis objets en paille
35 km de pistes pour atteindre San Miguel au départ de San Ignacio ; j’arrive dans cette petite ville qui abrite la plus forte présence d’indiens du Chiquitanos sous une averse qui ne semble pas vouloir s’arrêter. Dans l'Eglise, la messe des rameaux se termine j’entends des applaudissements et des rires, on est loin de l’atmosphère compassée de nos Eglises.
SAN MIGUEL de Velasco, « si tu aimes l’or »
Fondée en 1721, par les pères jésuites Francisco Hervas et Felipe Suarez aidés par les Chiquitanos et une partie de la population de la mission de San Raphael qui à cette époque avait disparu, détruite dans un incendie. cette mission fut l’une des plus prospères. Le complexe architectural présente l’originalité d’avoir été édifié sur un terre-plein qui domine la place principale et met en relief la façade de l’église. Dans l’une de ses chroniques, Martin Schmidt relate que durant la construction de celle-ci, deux cents hommes travaillaient chaque jour sur le chantier. Le temple fut achevé en 1754, mais sans ses autels, réalisés par la suite par le père Schmidt lui même, et considérés comme ses joyaux architecturaux.
Le complexe architectural a été intégralement restauré entre 1979 et 1983 sous la direction de Hans Roth et du père Godofredo Trencker (qui ont prêté leurs visages aux représentations de Saint Paul et Saint Pierre qui ornent la façade de l’église).
Le complexe architectural a été intégralement restauré entre 1979 et 1983 sous la direction de Hans Roth et du père Godofredo Trencker (qui ont prêté leurs visages aux représentations de Saint Paul et Saint Pierre qui ornent la façade de l’église).
Il est 12:30 quand j’arrive à San Raphael pour apprendre que le seul truffi qui me permettrait de rejoindre San Jose aujourd'hui part à 14:00 ; il est hors de question que je ne puisse voir SANTA ANNA, seule solution affréter un taxi pour y faire un aller retour la mission est à 25km de piste dans la foret
SANTA ANA de Velasco, “la plus authentique”
Dernière Mission construite en Chiquitania, la plus petite des missions fut fondée en 1755, par le missionnaire jésuite Julian NOGLER soit seulement 12 ans avant l’expulsion des Jésuites. Quand les religieux s’en allèrent, la construction de l’église avait à peine commencé, et elle fut achevée par la population indigène. Le résultat est une église d’allure champêtre, sobre, et de dimensions réduites par rapport à ses voisines. Elle est entourée des maisons simples d’un petit village où, comme au temps des Jésuites, la responsabilité de la garde de l’église est un honneur qui se transmet de père en fils.
Rénovée dans les années 90, l’église conserve son aspect original. Dans le chœur, un orgue de l’époque jésuite, restauré en 2000. L’église est sombre, tout en bois de motacu, un palmier. Sainte Anne dont la statue trône est célébrée tous les 26 juillet. Santa Ana est un petit village tranquille contenant à peine 280 âmes dans un environnement intemporel.
Rénovée dans les années 90, l’église conserve son aspect original. Dans le chœur, un orgue de l’époque jésuite, restauré en 2000. L’église est sombre, tout en bois de motacu, un palmier. Sainte Anne dont la statue trône est célébrée tous les 26 juillet. Santa Ana est un petit village tranquille contenant à peine 280 âmes dans un environnement intemporel.
SAN RAFAEL de Chiquitos
Si l’établissement jésuite, deuxième plus vieil établissement missionnaire fut fondé en 1696, l’église a été édifiée entre 1749 et 1753, sous la direction de l’incontournable Martin Schmidt ; elle présente la particularité d’être abondamment ornée de feuilles d’or, mais aussi de mica, très fréquent dans la région. Son utilisation multiplie les reflets et donne l’impression de superficies argentées et resplendissantes.
Le retable latéral de droite présente la statue de la vierge Marie la plus importante des Missions.
Le retable latéral de droite présente la statue de la vierge Marie la plus importante des Missions.
Construite de 1740 à 1748, l’église a été restaurée par Hans Roth en 1970. La chaire aux éclats de mica, repose sur des indiens aux cheveux dressés sur la tête. Sa rampe d’accès est ornée de facies de chiens et de chevaux. L’autel est parsemé de petits miroirs. Enfin, on remarque de nombreuses fresques d’anges musiciens et un aigle à deux têtes, en haut.
A 14:15 le Truffi quitte San Raphael pour SAN José ; 128 km de piste à travers la forêt , nous sommes deux passagers en plus du chauffeur. Au terminal, il me faut prendre un pour rejoindre le centre ville. Procession dans la ville pour les rameaux .
SAN JOSE de Chiquitos, “si tu recherches la majesté”
C’est à quelques kilomètres de l’actuel village de San José que fut fondée, en 1561, la ville originelle de Santa Cruz, par Ñuflo de Chávez. Très vite, la ville fut déplacée pour devenir la métropole que l’on connaît aujourd’hui, bien différente du paisible village se San José et ses toits à colonnades, où le temps semble ne pas s’écouler.
La mission de San José se démarque des autres missions jésuites car l’absence de grands arbres dans la région a obligé à construire l’église entièrement en pierre (toutefois l’autel et les portes de l’église, finement ciselées dans le bois, donnent un magnifique exemple de la dextérité des artisans indiens). La mission et sa longue façade, magnifiquement illuminée par le soleil couchant, fut édifiée de 1750 à 1754 par la population indigène, sous la direction de quelques jésuites.
La mission de San José se démarque des autres missions jésuites car l’absence de grands arbres dans la région a obligé à construire l’église entièrement en pierre (toutefois l’autel et les portes de l’église, finement ciselées dans le bois, donnent un magnifique exemple de la dextérité des artisans indiens). La mission et sa longue façade, magnifiquement illuminée par le soleil couchant, fut édifiée de 1750 à 1754 par la population indigène, sous la direction de quelques jésuites.
INFOS PLUS
- San Ignacio/ San Miguel : 35 km de piste - truffi – 12 bs
- San Miguel / San Raphael : piste – truffi – 12 bs
- San Raphael /Santa Ana /San Raphael : 40 km AR de pistes ; taxi 150 bs
- San Raphael /San José : 128 km - Truffi - 50 bs
- Voie de chemin de fer entre Santa Cruz (et/ou le Brésil) et
- Motocycle San José, entre terminus et place de l’église : 3bs
- San José/Santa Cruz : 270 km de bonne route – Truffi – 60bs
- SAN JOSE – Hotel El Patriarche – 80 bs
Coucou ma chérie
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Je t'embrasse fort. Tu me manques