Entre Morretes et Catilina, Cabanas do Curupira
A l’arrivée du train,je suis attendue par Luis et Marie son épouse ; la veille j’ai réservé par mail deux nuits dans leurs cabanes au fond de la forêt. (Cabanas do Curupira, 70rs/22€ la nuit avec petit déj, réf GdR)
Je grimpe dans leur vieux Volkswagen et nous nous arrêtons dans une épicerie pour quelques courses d’appoint, le petit déjeuner est inclus mais pas les deux autres repas ; je pense alors que je vais être tranquille, isolée peut être ! Mais la route est belle... Bizarrement nous n’évoquons pas mon voyage en train, qu’en pensent-ils, je ne le saurai jamais ! Luis a beaucoup voyagé et appris le Français au Québec et en Polynésie. Marie est néerlandaise, ils sont deux grands fils.
Le lieu est superbe, trois petites cabanes dans la forêt, le chant des oiseaux et l’orage le soir ; l’humidité est tellement importante que le sol de ma cabane en est humide et glissant ; mes hôtes sont charmants, discrets et attentifs, parlent français et le petit déjeuner est copieux et joliment présenté.
jeudi 18 janvier 2018
Mon sac est vraiment trop lourd et après moult hésitations je décide de renvoyer en France des Guide du Routard et des vêtements chauds dont je n’ai pas l’utilité immédiate. Marie me précise qu’il y a trois ans on lui avait demandé la composition du tissu du pantalon qu'elle voulait envoyer en Espagne ; face à ces contrôles tatillons, elle avait abandonné le projet et n'est pas très encourageante sur sa faisabilité...
J’arrête le bus qui relie Morretes et Catilina sur le bord de la route, au milieu de nulle part. Le bureau de poste de Catilina est dans la rue principale, près du terminal de bus. Le préposé est adorable et semble ravi de pouvoir utiliser son anglais scolaire : je n’ai aucun problème pour l’envoi d’un paquet de 3,643 kg (186,90rials soit 45,50€) qui pourrait arriver d’ici un mois à Paris.
Je découvre une petite ville au bord de la mer un peu tristounette dont les vieilles bâtisses de la colonisation portugaise sont décrépies, rongées par l’humidité ; pas de plage mais des gosses qui barbotent dans une eau marronnasse. Le tour est vite fait.
A l’heure du déjeuner, je m’empresse de découvrir “le” plat local : le BARREADO, c’est une viande de bœuf qui a cuit pendant des heures dans un poêlon. Il se sert dans une assiette creuse dans laquelle on a d’abord étalé de la farine de manioc avant de verser la viande, on y ajoute du riz et des bananes cuites, du piment et on mélange le tout… Euh… Pas tous les jours !
Trop mimi cette petite cabane !!
RépondreSupprimerMerci de nous envoyer un peu de soleil ...
bisous ma belle