ANGKOR, des temples
Je loue un vélo (2$) et pars affronter la circulation de Siem Reap. Je crois comprendre qu’ici on roule à droite. Je pensais naïvement qu’aux feux rouges on s’arrêtait ; globalement c’est le cas pour les véhicules à quatre roues, c’est moins évident pour les tuk-tuk, motocycles et vélos qui évoluent dans tous les sens, coupent la route, doublent en 4ème position, s’insinuent partout au risque de créer de monstrueux embouteillages … Quant aux piétons, on n’en parle pas, ils n’existent pas ! Les trottoirs, truffés de nids de poules, sont encombrés par les vendeurs de rue, les motos et les voitures, les passages cloutés n’existent pas, les flics n’interviennent jamais. Je persévère en dépit du capharnaüm ambiant. Le touriste sur un vélo a plutôt tendance à attirer la sympathie des cambodgiens, et surtout il n’y a pas que la ville : la campagne est superbe, des arbres protègent du soleil et … c’est plat !
Je passe devant l’hôpital Jayavarman VII Children’ hospital créé par un médecin suisse, Beat Richner : l’hôpital soigne gratuitement les enfants cambodgiens. Il y a foule aux portes : les parents ne sont pas admis à dormir sur place et s’entassent sur les trottoirs face à l’hôpital. Pour récolter des fonds, tous les samedis soir, le médecin joue du violoncelle. Par hasard, j’arrive au Vat Thmei, un monastère bouddhique ; au centre du site, un petit stupa vitré contient des centaines de crânes et ossements de victimes des khmers rouges : qu’est-ce qui pousse les touristes asiatiques à se faire photographier devant en prenant des poses saugrenues ? Dans une annexe, une exposition de toiles peintes illustre des tortures que les Khmers rouges faisaient endurer à leurs victimes : quelles imagination dans l’horrible !
Je déjeune au “Frenchie Gecko” un petit restaurant que viennent de reprendre Marie et son ami Martial, tout droit arrivés de l’Est de la France. Ils ne connaissent personne et se lancent dans la grande aventure de l’expatriation… A suivre
A 16:30, je fais la queue pour acheter le pass ouvrant à la visite du site archéologique ; devant moi quatre jeunes français “et alors vous êtes d’où ? Tiens de Normandie, laquelle ? La Haute ou la Basse ? Et d’où en Basse-Normandie ? De Caen… Ah oui du quartier de Beaulieu, 200 mètres à vol d’oiseau de chez moi ! Bon j’y serai cet été, retenez mon adresse et passez prendre un verre, on parlera voyages ! Peut être nous reverrons ici nous au détour d’un temple ?”… Une photo prise in situ, 5mn après on vous donne votre pass qu’il ne faut surtout pas perdre, il ne serait pas remboursé et les contrôles sur les sites sont réguliers, à l’entrée du site et dans les temples.
Je quitte mon auberge relativement tôt, juchée sur mon vélo pour aller visiter … une partie du site d’Angkor ! Non seulement il fait doux, la route est plate mais d’un temple à l’autre, via des petits chemins, je traverse des rizières où travaillent des familles qui saluent gentiment, où se prélassent des vaches toute blanches… Je ne recommanderai pas la gargote face au Banteay Samrey où j’ai déjeuné mais bon… Je suis très fière de moi, je rentre fatiguée, j’ai dû rouler une trentaine de kilomètres…
Quelques photos de la journée mises en forme par Google en suivant le lien ci-dessous
Lundi 22 décembre
J2 : Phnom Bakheng & Angkor Tom
Le vélo qui m’échoie aujourd’hui n’est vraiment pas terrible, lourd et sans doute mal gonflé. Heureusement, j’avais plutôt l’intention de marcher… Je fais donc les 8 km de Siem Reap à Angkor et m’arrête, juste avant Angkor Tom, au temple de Phnom Bakheng : construit vers 907, dédié à Shiva, c’est le premier grand temple construit sur le site d’Angkor ; il sert aujourd’hui de plateforme pour observer le coucher de soleil sur Angkor Vat. Je vais surtout me balader à pied dans la ville d’ANGKOR TOM et ce faisant éviter la foule des touristes : tout comme j’ai snobé ANGKOR VAT, j’ignore le BAYON ; ça m’est d’autant plus facile que d’une part je les ai visités en 2007 mais que d’autre part je vais les voir avec ma fille dans trois semaines… Alors aujourd'hui je me fais plaisir en me baladant dans les bois à la découverte de sites moins célèbres : Preah Palilay, Phimeanakas, Palais royal, Baphuon… Alors que je suis sur le chemin du retour, le pneu arrière de mon vélo éclate ! Moyennant 5$ un tuk-tuk me ramène à l’auberge.
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Jeudi 25 décembre
La limite de validité de mon pass est atteinte aujourd’hui : en fin de matinée je reprends un vélo pour découvrir BANTEAY KDEI d’une part et revoir TA PROHM d’autre part. J’ai pris beaucoup de plaisir à me balader dans le premier, beaucoup moins dans le second où j’ai été confrontée aux groupes de touristes et aux travaux effectués dans ce temple, connu pour le romantisme générés par les fromagers qui recouvrent ses murs et s’incrustent dans ses pierres.
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Infos pratiques
- Votre pass pour les temples peut s’acheter la veille de leur utilisation à partir de 16:45 : cela vous permet d’assister à un premier coucher de soleil (17:45/18:00)… Prudence au retour, il fait nuit et souvent les vélos n’ont pas de lumière.
- Pass : 1 jour : 20$ - 3 jours sur 1 semaine : 40$ - 7 jours sur 1 mois : 60$
- Location de vélo : 2$ par jour ; il existe une possibilité de vélos électriques
- Circuit en tuk-tuk : grand circuit 15$, petit circuit : 10$
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