SIEM REAP, porte d’Angkor

Du mardi 16 au jeudi 25 décembre 2014
Même pas 3/4 d’heure d’avion entre Bangkok et Siem Reap (prononcer ‘sim rip’) : le vol d’Air Asia a décollé avec 15 mn de retard mais il arrive à l’heure : à 11:00, Airbus atterrit. Avoir obtenu mon visa à Bangkok (35$ + 15$ pour l’avoir dans la 1/2 heure) ne me dispense pas, à l’arrivée, de devoir laisser mes empreintes digitales et d’être prise en photo. Récupération des bagages sans problème, bureau de change au taux prohibitif, pas de distributeur !
A la sortie, une foule de chauffeurs de tuk-tuk et de taxi agitent des feuilles avec le nom des passagers qu’ils viennent accueillir. Je passe et repasse devant eux cherchant à décrypter mon nom mais, une demi-heure plus tard, je dois me faire une raison, pas le moindre chauffeur pour moi, en dépit des promesses… Pffft… Je négocie avec un jeune type mon transfert en tuk-tuk (5$) jusqu’à la “Lovely guesthouse” l’auberge initialement choisie (vivement recommandée sur le site voyageforum) mais qui, suite à un pataquès dans la réservation, m’a renvoyée pour les trois prochaines nuits à “La Mellia” une guest amie qui a ouvert ses portes trois mois plus tôt…. Mais je n’ai pas son adresse et les chauffeurs de tuk-tuk ne connaissent pas encore cette auberge ! En chemin je me fais arrêter à un distributeur de banque d’où je tire 600$ sans problème : je reste étonnée de voir qu’un pays fonctionne avec le dollar américain et non avec sa propre monnaie, en l’occurrence les riels (1$ = 4000 riels).
P1340736A la Lovely, on me confirme que je pourrai avoir une chambre dans trois jours et que La Mellia n’est pas dans ce quartier : mon jeune chauffeur fait la tête et me fait comprendre que cet hébergement est mal situé, ce qui s’avère faux ! A 5 mn du centre ville, elle est dans une rue, certes poussiéreuse mais calme, juste derrière le “night market”.
Je suis accueillie par Ciel, Yasuyo, son épouse japonaise et Mellia leur très vive petite fille de deux ans.  Le chauffeur qu’il a envoyé à l’aéroport vient de lui téléphoner : il ne m’a pas trouvée et m’y attend toujours : je n’aurai jamais l’explication de cette présence absente ! La chambre qui m’est allouée est confortable et son prix correct (12$ avec le petit déjeuner) ; je ne vais pas sentir le besoin de déménager à nouveau. Sur place, je sympathise avec ACHIM un vieux monsieur allemand que des problèmes de dos obligent à beaucoup se reposer : il vient régulièrement au Cambodge mais ne quitte pas beaucoup la P1340746guest. 48 heures après mon arrivée, je fais connaissance d’une amie française de Ciel qui s’avère être CHRISTEL,  l’éditrice du blog “cambodge post” que je lis régulièrement depuis quelques mois ; passionnantes conversations avec elle qui, journaliste, connait bien le Cambodge et l’Asie du Sud Est en général.
P1340895Je ne reconnais pas Siem Reap où j’avais passé une dizaine de jours en janvier 2007 ; la ville a non seulement grandi - cafés, restaurants, magasins de souvenirs et autres salons de massages s’y sont développés de façon exponentielle - mais le centre est envahi de tuk-tuk qui tous les deux mètres proposent leur service : surtout traiter la chose avec humour, patience et sourire, on vous le rend ! Le  cœur touristique de Siem Reap n’a rien de Cambodgien : face à l’effervescence un peu surfaite, je suis toujours ravie de retrouver le calme de mon auberge…
On ne peut pas faire l’impasse sur Siem Reap : c’est la porte des temples d’Angkor, c’est la base pour partir en exploration des alentours…
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