PUNO, les îles Uros et Taquile
Je suis la première à monter dans le minibus qui fait le tour de la ville pour récupérer sa cargaison de touristes. Nous sommes une quinzaine à faire cette excursion de la journée sur les Iles flottantes des Uros et l’île de Taquilé.
Une petite vedette et une demi-heure plus tard nous accostons sur l’une des 25 îles flottantes du peuple UROS, des îles construites à partir du « totora », un roseau qui pousse abondamment sur ces rives du lac Titicaca. Ce roseau sert à tout : habitation, transport, artisanat. Autrefois, ces peuples se protégeaient de leurs dangereux voisins en vivant sur leurs bateaux, aujourd’hui, ils poursuivent ce mode de vie sur des îles construites avec ce matériau : les îles ont une durée de vie de 50 ans et supportent les cabanes d’une dizaine de familles qui vivent essentiellement du tourisme ; quelques îles continuent à vivre de la pêche, loin des touristes, nous ne les verrons pas ; les bateaux sont construits en 2 mois et durent 2 ans parce qu´ils sont remplis de milliers de bouteilles de plastique, auparavant ils ne duraient que 6 mois. Tout est organisé pour les hordes d’occidentaux : les enfants sont habillés pour faire couleur locale, on visite les petites maisons, prend des photos et achète les produits artisanaux qu’on retrouve partout ailleurs. Traversée en bateau de roseau pour débarquer sur une autre île tout aussi dévolue au tourisme.
Nous regagnons notre embarcation à moteur pour aller sur l’île de TAQUILE, 1 heure et demi de navigation... Une grimpette d’une bonne demi-heure pour accéder à la place du village où une coopérative permet aux touristes épuisés d’acheter des produits locaux : bonnets, ponchos, vestes, ceintures, sacs… Notre petit groupe déjeune sur le toit terrasse de la maison d’un particulier ; c’est simple et bon. Notre guide nous explique la signification des bonnets portés - et tricotés - par les hommes : selon leur couleur et leur forme, il montre que l’homme qui le porte est marié, célibataire ou autorité locale… Les étrangers ne peuvent investir ici, les habitants se marient entre eux, ce qui génère des problèmes de consanguinité, on remarque quelques handicapés mais y-a-t-il vraiment un lien de cause à effet ? Beaucoup de jeunes quittent l’ile pour aller travailler et ne reviennent pas ce qui pose problème pour les personnes âgées un peu abandonnées. Il aurait été plaisant de passer une nuit sur cette île longue de 8 km où restent quelques ruines incas, ou sur Amantani sa voisine moins sollicitée, en étant hébergé chez l’habitant.
Les îles retrouvent toute leur quiétude après le départ des bateaux de touristes en début d’après-midi. Deux heures de navigation pour rentrer au port de Puno et passer une soirée tranquille mais en arrivant, j’apprends que je ne pourrais pas prendre mon bus pour Cuzco demain : grève générale…
Commentaires
Enregistrer un commentaire