J’arrive à COCHABAMBA à 07:00 du matin et comme rien ne nous a été servi dans
l'autocar (contrairement à ce qui se passait en Argentine et au
Chili) je pars en quête d'un petit déjeuner. A la sortie du
terminal d'autobus, des tables et des bancs attendent en plein air
les clients et des femmes servent du café ou du maté de coca avec
des beignets assez appétissants : je m'y risque et effectivement
les beignets sont plutôt bons.
Je récupère très vite une chambre
dans un hôtel tout proche de la gare, je ne veux pas perdre de temps
à en chercher un même si le quartier a une mauvaise réputation. En
fin de matinée, je pars à la découverte de Cochabamba qui fut
longtemps la seconde ville économique du pays mais qui se fait
maintenant devancer par Santa Cruz. 550 000 habitants, 2550 mètres
d’altitude c'est une ville universitaire qui a la réputation
d'avoir une vie nocturne animée. Je commence par visiter le musée
archéologique un peu poussiéreux,
arrive au centre ville toujours situé autour d'une place principale
carrée avec des arcades et déjeune dans un petit restaurant animée
où Doris vient me tenir compagnie. Bolivienne de naissance, elle est
veuve depuis 30 ans d'un ingénieur allemand dont elle a eu 4
enfants ; gentille grand mère bourgeoise, elle n'apprécie pas du
tout la politique sociale du Président Morales : les paysans
envahissent les rues de Cochabamba et la ville perd toute sa
tranquillité. Nous passerons deux heures à discuter (en
espagnol s'il vous plait, comme quoi 20 heures de cours ça peut
être profitable). Elle me quitte pour aller s'occuper de sa petite
fille tandis que je vais à l’autre bout de la ville visiter le
Palais de Portales,
un magnat de mines d’étain ; Simon Patino a fait construire ici au
début du XXème
siècle un palais qu’il n’a jamais habité mais qui est
aujourd'hui une fondation et un centre culturel ; visite guidée
intéressante mais rien de transcendant, le petit musée
d'histoire naturel tout à coté est gratuit et bien moins
prétentieux ! Je rentre à pied à mon hôtel en transitant par la
place Colomb
où sévit un superbe glacier. Cochabamba, en dépit de son nom qui
invite à danser, ne me laissera pas grand souvenir.
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