AREQUIPA
Avant de pouvoir prendre possession de ma chambre, je visite le « Musée sanctuaire andins » géré par l’université catholique de Santa Maria : il y est conservé le corps congelé de Juanita la princesse des glaces, « Capaccocha », offrande humaine à la montagne. Le volcan Ampato d’une altitude de 6380 mètres a gardé dans son sein près de 550 ans cette jeune fille inca qui au moment de sa mort avait 12 ou 13 ans ; elle a été offerte au Apu Ampato par les prêtres incas. La fillette a du voyager à Cuzco accompagnée d’une cour constituée de personnes importantes de la région ; elle était attendue par l’Inca lui-même à Cuzco qui lui a transmis sa divinité. A partir de ce moment, elle a pris conscience de sa mort et du contact avec les dieux de la montagne, l’Apu Ampato, où elle serait offerte à la divinité dans un voyage sans retour c’est un des rites des Incas ; Après de grands rites et festivités, Juanita a du être endormie avant qu’on ne lui donne le coup dans la tempe droite qui l’a tuée ; les études réalisées ont déterminé que la petite fille a été soumise au jeûne avant d’être exécutée afin que la souffrance soit moins importante. De nos jours ses restes continuent à être étudiés, préservés et conservés. C’est grâce à l’éruption du Sabancaya que la découverte a été possible. Dirigé par les docteurs Johan Reinhardt et Jose Antonio Chavez le projet a porté sur les volcans PichuPichu, Misti, SaraSara, Quehuar, Llullaillaco et Ampato qui tous ont gardé au sommet les offrandes humaines faites par les Incas. On a retrouvé aujourd’hui le corps d’une trentaine d’enfants ainsi sacrifiés.
AREQUIPA est une jolie ville toute blanche
La seconde attraction de la ville est le Monastère de Santa Catalina, un lieu superbe, régal des photographes… les murs sont peints en couleurs vives et lumineuses qui s’opposent et associées aux plantes vertes sont un régal pour les yeux. Ce couvent est une véritable cité dans la ville avec ses rues aux noms espagnols. Fondé en 1580, il accueillait les filles des riches familles espagnoles qui débarquaient ici avec force dot, bagages et employées de maison… mais, après trois siècles d’hédonisme, l’ordre est revenu et pendant plusieurs années, jusque 1970 date à laquelle il fut ouvert au public, il fut réellement un couvent de sœurs cloîtrées…
Aujourd’hui elles sont une vingtaine à vivre encore enfermées mais elles doivent bien entendre les visites des touristes qui perçoivent
Aujourd’hui elles sont une vingtaine à vivre encore enfermées mais elles doivent bien entendre les visites des touristes qui perçoivent
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